Anne coret secrétaire adjointe du bureau FCPE Paris insulte les enseignants!

25 Mar

bONJOUR

je lis sur FB que me Coret vous auriez écrit cela…

je ne peux le croire

Pour Anne Coret secrétaire adjointe de la FCPE 75, faire partie du bureau de la FCPE Paris lui donne le droit d’insulter les profs (lire ci-dessous), de critiquer les adhérents, Anne Coret? mi-femme mi-déesse?

Ses propos:

nous sommes issus des comités de vigilance d’après guerre, et membres de l’éducation populaire, donc à fond pour tout ce qui ouvre l’école, et fait entrer la vie dans ces écoles poussiéreuses, dans ces classes où règnent en autocrates des profs mi acteurs mi mamans, mi tyrans, qui croient tout savoir sur apprendre à apprendre, et ne remettent jamais leur fonction en cause, et créent de l’échec scolaire depuis 150 ans! et ne savent enseigner qu’aux « bons élèves » eux-mêmes fils de profs! vous insultez l’association qui protège souvent les profs, en pronant le dialogue tout le temps, en apprenant aux parents les règles car l’école, les directeurs et trices ne trouvent pas utile de dire aux parents qu’ils ont des droits, une loi où ils sont inscrits, et je suis sure que vous n’en avez jamais entendu parler. Les écoles bafouent quotidiennement le droit des enfants, et on veut faire entrer un peu d’air, et les obliger à partager un peu leur territoire, et ils ne supportent pas. […]

Anne Coret secrétaire adjointe FCPE Paris

Publicités

Les Amicales et Associations de Directeurs des Ecoles Publiques de Paris

20 Mar

à

Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris

Monsieur le Maire,

Le 31 janvier votre courrier aux enseignants nous assurait de la nécessité, pour la réussite de cette réforme, de tenir compte de l’avis de ceux qui font vivre l’école au quotidien.

Le 27 février, en réponse à notre demande de fin janvier, vous nous receviez à l’Hôtel de Ville.

Nous y avons exprimé, dans notre totalité et conformément à la demande générale à minima des membres de nos Amicales et Associations, le report à 2014 pour avoir un vrai temps de concertation.

Le 11 mars vous nous avez demandé de vous rencontrer à nouveau dès la rentrée.

Le 18 mars les responsables des Amicales et Associations se sont réunis pour préparer cette deuxième réunion.

C’est au cours de cette réunion préparatoire que nous avons appris, par médias interposés comme c’est désormais la règle, que vous aviez pris votre décision pour septembre 2013…

Le travail des enseignants, les nombreuses réunions, les Conseils d’écoles et leurs motions, les remarques concernant les nombreux défauts matériels de l’organisation actuelle, les réunions de parents d’élèves, les réunions avec les élus, les réunions publiques, les courriers des enseignants comme des parents d’élèves, notre connaissance du terrain, nos avis de Directeurs… rien de ce qui concerne vraiment l’intérêt de l’élève n’aura donc été pris en compte.

L’école que nous défendons s’adresse à la totalité des enfants. Ce n’est pas le cas du périscolaire.

Cette école n’a pas pour vocation de devenir le supplétif éventuel d’activités périscolaires dont nous, présents sur le terrain,  connaissons toutes les limites actuelles et les défauts chroniques.

Ce n’est pas son rôle.

La réunion prévue avec vous est donc maintenant devenue sans objet.

Aucune Amicale ou Association de Directeurs n’y enverra de représentant.

Au sein des équipes enseignantes, avec la confiance des parents, mais aussi des personnels y compris municipaux qui connaissent et apprécient notre implication quotidienne, nous demeurons engagés pour une école publique républicaine de qualité au service d’une Education nationale.

                                                                                                       A Paris, le 19 mars 2013

L’Amicale des Directeurs 1, 2, 4 Louvre
L’Amicale des Directeurs du 3ème arrondissement
L’Amicale des Directeurs des 5ème et 6ème arrondissements
L’Amicale des Directeurs des Ecoles Publiques des 7ème et 8ème arrondissements
L’Amicale des Directeurs du 9ème et de la Circonscription 10A
L’Amicale des Directeurs du 10ème arrondissement
L’Amicale des Directeurs du 11ème arrondissement
L’Association des Directeurs du 12ème arrondissement
L’Association Diramic 13B
L’Amicale des Directeurs des Ecoles Publiques du 14ème arrondissement
L’Amicale des Directeurs des Ecoles Publiques du 15ème arrondissement
L’Amicale des Directeurs du 16ème arrondissement
L’Amicale des Directeurs de la Circonscription 17A
L’Association des Directeurs du 18ème arrondissement
L’Amicale des Directeurs de la Circonscription 19A
L’Amicale des Directeurs de la Circonscription 19C
L’Amicale des Directeurs des Ecoles Publiques du 20ème arrondissement

Voeux de l’exécutif – Conseil de Paris des 25 et 26 mars

20 Mar

1
Voeux de l’exécutif – Conseil de Paris des 25 et 26 mars
Considérant que l’abandon de la semaine de quatre jours et demi en 2008 a été condamné par la quasi-unanimité des
acteurs du monde de l’éducation, et notamment par les organisations syndicales enseignantes, les associations de parents
d’élèves, les mouvements d’éducation populaire et les représentants des collectivités locales signataires de l’Appel de
Bobigny ;
Considérant l’impact négatif du passage à la semaine de quatre jours sur la santé des enfants, leur réussite et la réduction
des inégalités ;
Considérant les éléments objectifs permettant d’escompter de cette réforme des progrès nets et immédiats pour la santé
des enfants (avis de l’Académie de Médecine), leur attention en classe, et partant le niveau scolaire général ;
Considérant que la réforme des rythmes scolaires doit s’inscrire ainsi dans une démarche globale visant à favoriser les
conditions d’apprentissage, la réussite éducative des enfants et à réduire les inégalités ;
Considérant les initiatives fortes prises par le gouvernement, avec notamment 60.000 recrutements supplémentaires, pour
réhabiliter une école mise à mal au cours de la dernière décennie ;
Considérant le décret n°2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles
et élémentaires qui dispose que la réforme des rythmes scolaires a vocation à s’appliquer dès la rentrée scolaire
2013 mais qu’en cas de difficultés particulières, les collectivités territoriales ont la possibilité de solliciter avant la fin du
mois de mars une dérogation d’un an auprès du directeur académique des services de l’éducation nationale ;
Considérant l’ampleur de la concertation menée auprès des Parisiens dans le cadre de réunions publiques, à l’échelle
parisienne et dans chaque arrondissement mais également dans le cadre d’une vaste consultation sur Internet, qui a
permis de recueillir l’avis de 13 000 personnes ;
Considérant la richesse des travaux de la commission qui a rassemblé des conseillers de Paris de toutes les sensibilités
politiques pour expertiser les conditions de la réforme et en auditionner les principaux acteurs ;
Considérant le dialogue conduit parallèlement avec les représentants des parents d’élèves, des enseignants et directeurs
d’école, ainsi que des personnels de la ville ;
Considérant l’enrichissement permanent du projet de réforme auquel la concertation a contribué, notamment en
permettant de revenir sur l’hypothèse d’un allongement de la pause méridienne, ou encore en signalant la nécessité de
renforcer la présence de personnels de la Ville dans les écoles pour permettre aux enseignants de se consacrer pleinement
à leur mission ;
Considérant la capacité de la Ville à proposer, en lien avec l’Académie de Paris, aux enfants un temps périscolaire à la
fois ambitieux, reposant et correctement articulé au temps scolaire, dans le cadre d’un projet éducatif de territoire ;
Considérant l’intérêt pour les enfants de pouvoir bénéficier de cette offre renforcée et élargie d’activités dans des
domaines aussi variés que la science, la culture et le sport, dans une ville où la richesse et la diversité des découvertes
possibles peuvent et doivent être mises au service de la réduction des inégalités ;
– Considérant que 5000 enfants en situation de handicap sont aujourd’hui scolarisés à Paris et que les nouveaux temps
périscolaires qui seront créés par la réforme ont vocation à accueillir tous les enfants, quelle que soit leur situation ;
Considérant l’intérêt pour les parents de pouvoir choisir la formule la plus adaptée à leur situation en inscrivant ou non
leur enfant aux activités périscolaires proposées ;
Considérant la nécessité de proposer des avancées pour les conditions de travail des enseignants ;
Considérant l’intérêt pour les personnels de la Ville de se voir proposer des progrès sociaux tangibles dans le cadre de la
réforme ;
Considérant la capacité de la Ville à conduire la réforme dans de bonnes conditions pour une mise en oeuvre en
septembre 2013;
2
Considérant la mobilisation de l’Etat par le biais du fonds d’amorçage qui permettra à Paris de disposer d’une aide de 6,5
M€ en année pleine et les engagements de la CAF de participer au financement de la réforme dès lors qu’elle permettra
une amélioration qualitative de l’accueil des enfants ;
Considérant que le report de la réforme en 2014 ferait peser une hypothèque sur sa mise en oeuvre dès lors que la
concertation nécessaire ne pourrait être conduite en toute sérénité au premier trimestre 2014 ;
Le Conseil de Paris sur proposition du Maire de Paris, de la Première adjointe et des adjointes et adjoints
chargés de la vie scolaire et de la réussite éducative, de la culture, du sport, des ressources humaines, des
finances et du budget, des personnes en situation de handicap, de la santé, du développement durable et de
l’environnement et de la petite enfance ainsi que des maires des 2ème, 3ème, 4ème, 9ème, 10ème, 11ème, 12ème, 13ème,
14ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements, émet le voeu :
– que la ville de Paris engage dès la rentrée 2013 la réforme des rythmes éducatifs ;
– que des activités périscolaires gratuites soient organisées les mardis et vendredis de 15h à 16h30 dans les écoles
élémentaires, la demi-journée supplémentaire de classe ayant lieu le mercredi matin ; que le même dispositif soit mis en
oeuvre dans les écoles maternelles au terme d’une discussion spécifique ;
– que cependant, comme le prévoit le décret, les conseils d’école puissent soumettre au directeur académique des services
de l’Education Nationale une organisation différente de la semaine, correspondant à la spécificité du projet d’école ; que
les conseils d’école pourront également proposer des enrichissements adaptés à leur projet ;
– que les contenus de ces activités soient différenciés en fonction des cycles de l’école primaire pour s’adapter au
rythme d’apprentissage et au développement des enfants ;
– que les possibilités d’intervention des associations parisiennes sur le temps périscolaire soient accrues, concourant
ainsi à donner aux enfants une plus grande ouverture sur leur quartier et sur le monde ;
– que ces activités périscolaires contribuent à doter tous les petits Parisiens d’un capital commun en leur permettant de
construire leur identité personnelle et contribuent à leur émancipation et leur construction en tant que futurs citoyens en
leur proposant notamment des activités autour de la vie en collectivité, du sport, de la musique, de la science, des arts
visuels, de l’éveil corporel, de l’égalité fille-garçon, du numérique, de l’environnement, de la prévention routière et de la
santé ; que l’ensemble de ces activités permettent de lutter concrètement contre les inégalités ;
– que cette offre d’activités périscolaires diversifiée et de qualité soit déployée grâce à la mobilisation et au savoir-faire
des personnels de la Ville et des partenaires extérieurs, dans une Ville où la richesse et la diversité des découvertes
possibles peuvent et doivent être mises au service de la réduction des inégalités ;
– que les enfants scolarisés en situation de handicap puissent pleinement bénéficier de ces nouvelles activités
périscolaires en renforçant, là où c’est nécessaire, les équipes d’animation et en développant la formation des animateurs
en mobilisant notamment le centre de ressources « Enfance handicapée » de la direction des affaires scolaires ; que les
auxiliaires de vie scolaire (AVS et AVSI) qui accompagnent les enfants en situation de handicap sur le temps scolaire se
voient proposer des compléments horaires pour apporter leur appui aux enfants sur l’ensemble des temps périscolaires ;
– qu’en complément de cette mobilisation les crédits des classes de découverte soient pour le budget primitif de 2014
rétablis à leur niveau de 2011 et que, dès le budget supplémentaire, les crédits nécessaires soient mobilisés à due
proportion pour les quatre premiers mois de l’année scolaire 2013-2014 ;
– que le budget supplémentaire qui sera présenté en juillet 2013 soit l’occasion de voter les moyens nécessaires à la mise
en oeuvre de l’ensemble de ces orientations pour les quatre premiers mois de l’année scolaire et de fournir au Conseil de
Paris des perspectives budgétaires précises pour le futur budget primitif 2014 ; qu’en tout état de cause l’effort consenti
par la Ville de Paris pour cette réforme ne pèsera pas en termes de ressources humaines sur les autres directions ;
– que cette organisation nouvelle soit l’occasion d’améliorer la prise en charge des enfants à la pause méridienne,
notamment par une progression significative du taux d’encadrement et par la fidélisation et la formation des animateurs ;
3
– que pour mener à bien cet objectif la Caisse d’allocations familiales confirme ses engagements vis-à-vis de la
collectivité ;
– que la réforme soit l’occasion de progrès significatifs pour les personnels de la ville, avec notamment la
titularisation de 450 agents contractuels dès 2013, dont une majorité travaille dans les secteurs scolaires et périscolaires ;
le recrutement par concours de 80 animateurs supplémentaires dès 2013, dont 50 issus de la voie interne ; l’accélération
du plan de déprécarisation des personnels vacataires de la DASCO, de la DAC et de la DJS grâce à la création nette de
750 postes dès le budget supplémentaire, en plus des 250 prévus en application du voeu adopté au Conseil de Paris de
décembre 2012, intégrant les surveillants de cantine ; la mise en oeuvre d’un plan de formation pour les animateurs ; la
suppression du plafond de 910 heures imposé aux vacataires ; le renforcement des fonctions support à raison de deux
agents par circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE) ; la structuration d’une filière
d’animation avec un corps de catégorie B pour les directeurs de centres de loisirs ; le recentrage des agents spécialisés
des écoles maternelles (ASEM) sur leur coeur de métier au contact des enfants grâce à une décharge de leurs tâches de
ménage ; et l’inscription, et l’accès gratuit à la cantine pour les animateurs encadrant les enfants pendant le déjeuner du
mercredi ;
– que les différentes catégories de personnels disposent d’une offre de formation par le biais notamment de la
mobilisation des centres de ressources et des établissements de la Ville ; qu’ainsi les personnels bénéficiant des
dispositifs de déprécarisation puissent avoir accès à un parcours complet de prise de poste (session d’accueil avec
présentation du projet, sécurité, environnement professionnel, prise en charge des enfants handicapés, ….) ; que l’offre de
formation au BAFA soit décuplée (690 stagiaires d’ici fin 2013) pour les animateurs ; que les directeurs de centres de
loisirs, qui ont vocation à évoluer en catégorie B, soient mis en capacité de prendre leur poste dans de bonnes conditions
(management d’équipe, connaissance de l’Education nationale, mise en place d’un projet, négociations avec des
partenaires) ;
– que les caisses des écoles, avec le soutien de la Ville de Paris, s’associent concrètement au mouvement général de
déprécarisation des agents ; qu’une étude précise soit conduite à l’échelle de la Ville pour étudier si, en termes de
ressources humaines, des dispositifs de mutualisation entre ces établissements publics autonomes permettraient d’assurer
des avancées sociales plus fortes pour leurs personnels (GIP…) ;
– que la réforme soit l’occasion de progrès significatifs des conditions de travail des enseignants avec la
réaffirmation de l’intervention sur le temps scolaire des professeurs de la ville de Paris passant par l’ouverture dès
septembre 2013, en complément des 10 postes ouverts au concours en arts plastique et musique et des 10 postes prévus
en sport, de listes complémentaires à hauteur de 15 postes en art plastique et en musique et de 10 postes en sport ;
– que soit engagé un renforcement de l’accompagnement des enfants en maternelle passant par la création d’une
centaine de postes d’ASEM dont 37 postes de coordinateurs, en catégorie C+, dès le budget supplémentaire, ainsi
qu’un plan de recrutement d’ASEM sur quatre ans avec pour objectif la présence d’une ASEM par classe en petite et
moyenne sections se traduisant par la création de 100 postes dans le cadre de chaque budget primitif en 2014, 2015 et
2016 ;
– que la Ville de Paris, aux côtés du Rectorat, mette en place des outils permettant aux enseignants qui le
souhaiteraient de bénéficier dans leur classe d’intervenants en langues, en renforçant la possibilité d’avoir recours à
des assistants de langue à l’école primaire, en recrutant 50 jeunes européens dans le cadre du service civique volontaire
au poste de médiateurs internationaux, et en développant les dispositifs du type « Erasmus in school » et « L’Europe à
l’école » ;
– que le dialogue soit poursuivi durant toute la période d’élaboration de la réforme, avec la fixation d’un agenda social
avant la fin du mois de mars ; la réunion d’un CTP central dédié avant l’été ; la création d’un comité parisien de mise en
oeuvre et de suivi regroupant les élus, services de la Ville, le Rectorat, les enseignants, les personnels de la Ville, les
fédérations de parents d’élèves et les associations d’éducation populaire ; la déclinaison au niveau des arrondissements
d’un tel comité en en confiant l’animation aux circonscriptions des affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE) ; et
la mise en place d’une commission indépendante pour évaluer annuellement la mise en oeuvre de la réforme et le
bénéfice apporté aux enfants parisiens ;
– que les maires d’arrondissement soient pleinement associés, notamment en leur qualité de président des caisses des
écoles, à la mise en oeuvre de la réforme ;
4
– que l’Etat se mobilise pleinement pour accompagner la réforme engagée à Paris en ouvrant un nombre suffisant de
postes de RASED pour que les conditions de prise en charge des élèves les plus en difficultés soient remises à niveau ;
– que l’Etat soit attentif dans les négociations catégorielles à la situation des professeurs des écoles, notamment dans une
perspective de rapprochement avec les autres corps enseignants, du point de vue du régime indemnitaire en particulier ;
– que l’Etat pérennise les fonds mobilisés pour la première année de mise en oeuvre de la réforme afin de permettre aux
collectivités de la déployer dans la durée ;
Bertrand Delanoë, Maire de Paris
Anne Hidalgo, Première adjointe au Maire
Colombe Brossel adjointe au Maire, chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative,
Bruno Julliard, adjoint au Maire, chargé de la culture
Jean Vuillermoz, adjoint au Maire, chargé du sport
Jean-Marie Le Guen, adjoint au Maire, chargé de la santé publique
Véronique Dubarry, adjointe au Maire, chargée des personnes en situation de handicap
René Dutrey, adjoint au Maire, chargé du développement durable et de l’environnement
Isabelle Gachet, adjointe au Maire, chargé de la jeunesse
Maïté Errecart, adjointe au Maire, chargée des ressources humaines
Bernard Gaudillère, adjoint au Maire, chargé des finances
Jacques Boutault, Maire du 2ème arrondissement
Pierre Aidenbaum, Maire du 3ème arrondissement
Christophe Girard, maire du 4ème arrondissement
Jacques Bravo, Maire du 9ème arrondissement
Rémi Féraud, Maire du 10ème arrondissement
Patrick Bloche, Maire du 11ème arrondissement
Michèle Blumenthal, Maire du 12ème arrondissement
Jérôme Coumet, Maire du 13ème arrondissement
Pascal Cherki, Maire du 14ème arrondissement
Daniel Vaillant, Maire du 18ème arrondissement
François Dagnaud, Maire du 19ème arrondissement
Frédérique Calandra, Maire du 20ème arrondissement

Lettre ouverte à la FCPEdu groupe scolaire Barbanègre – Paris 19ème

7 Mar

Conseil local Barbanègre

Paris 19e

Paris, le 6 février 2013

Objet : lettre ouverte à la FCPE

Pièce jointe : lettre de Mr HAZAN –

Nous, parents d’élèves et adhérents FCPE, du conseil local du groupe scolaire Barbanègre avons été choqués par la prise de position des représentants nationaux dans leur soutien à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

En effet, la méthode utilisée nous a paru pour le moins inquiétante par rapport au fonctionnement démocratique de notre fédération. La base des adhérents à des questions et des inquiétudes légitimes par rapport à la mise en place de la réforme qui ne sont pas moins pertinentes que la prise de position de M.Hazan. Celui-ci nous assène des réponses et des vérités qui sont pour le moins discutables et avec lesquelles bon nombre d’entre nous est en désaccord.

Par ailleurs, nous n’avons pas pour habitude de traiter avec mépris les réserves ou inquiétudes des enseignants en qui nous avons confiance, et avec qui nous discutons en bonne intelligence. Nous ne nous sentons nullement manipulés par eux. Nous n’avons pas entendu, de leur part, qu’être opposé à la mise en place de la réforme telle qu’elle est proposée aujourd’hui à Paris, c’était  être opposé à toute réforme et au passage à quatre jours et demi.

Nous entrons dans une phase de concertation et nous souhaitons faire savoir que les différents acteurs de l’école, équipe enseignante et équipe d’animation, doivent être écoutés avec respect car les interrogations face au manque de visibilité de la réforme sont réelles.

Le Conseil Local Barbanègre.

pièce jointe:

lettre de M. Jean Jacques Hazan adressée à la FCPE 44

Chers amis,

Nous voyons ces jours-ci monter, en particulier à Paris, la mobilisation des enseignants contre la réforme des rythmes scolaires. Rien de très surprenant à cela (même si les positions de certains syndicats ont bien changé depuis la concertation…) mais les formes que cela prend posent question.

D’une part, sur la forme, les enseignants distribuent leurs tracts ou lettres par l’intermédiaire du cartable des enfants, voire dans le cahier de liaison ou le carnet de correspondance, comme s’il s‘agissait d’informations officielles, alors qu’il s’agit d’un point de vue personnel ou syndical. Accessoirement, ils ne respectent pas ce faisant, les règles qu’ils nous imposent ou prétendent nous imposer pour diffuser nos propres informations (« neutralité » du contenu, agrafage ou enveloppe)…

D’autre part, sur le fond, ils dissimulent les motifs catégoriels de leur refus (ne pas travailler le mercredi ou le samedi, même à nombre d’heures égal dans la semaine ) derrière de la désinformation sur les besoins des enfants, expliquant aux parents qu’aller en classe une demi-journée supplémentaire par semaine fatiguera davantage les enfants que d’en rester à l’organisation actuelle.

Nous savons que ceci est faux.

Ces arguments nient les conclusions de tous les rapports publiés sur ce sujet ces dix (pour ne pas dire trente) dernières années.

L’argument selon lequel les enfants risqueraient d’être mal pris en charge par le personnel municipal durant une pause méridienne allongée n’est pas plus acceptable : la question de la qualité de l’encadrement et des activités le mercredi, pendant les deux mois de vacances d’été ou pendant la pause méridienne se pose déjà et ne préoccupait jusqu’ici que les parents et, espérons-le, les mairies.

Il faut rappeler aussi que de nombreuses expériences de classe sur 5 jours existent déjà comme à Toulouse, Lille ou Lomme. Parfois ce sont seulement certaines écoles qui ont mis en place des expérimentations comme  à Brest, Angers, Lyon, Grenoble ou Nevers.

Dans ces écoles, le climat est plus serein, l’ambiance de travail aussi et la capacité d’apprentissage améliorée car la pression a baissé.

La question des pratiques pédagogiques en classe restent bien sûr à poser. La réforme est l’occasion d’une meilleure répartition des temps d’apprentissage sur la semaine.

Nous devons continuer à nous mobiliser pour le choix d’un temps mieux réparti que celui imposé par Nicolas Sarkozy.  Nombre d’acteurs ont d’ailleurs déjà commencé à réfléchir et à modifier leur comportement pour une meilleure articulation entre tous les temps éducatifs de l’enfant.

Nous devons continuer d’agir voire renforcer notre intervention pour que les informations qui parviennent aux élus ne les incitent pas à envisager de reculer en s’inquiétant  de cette réforme.

C’est un changement d’organisation que nous sommes en train de vivre, mais nous devons nous mobiliser pour que cette réforme se fasse dans l’intérêt de tous les enfants.

Il va de soi que cette chance à saisir ne se représentera pas de sitôt. Cette réforme doit se mettre rapidement en place sinon nous irons irrémédiablement vers une nouvelle baisse du temps de classe et le maintien pour longtemps de cette régression que représente l’emploi du temps scolaire imposé par le gouvernement précédent et que tout le monde a condamné.

Il va nous falloir redoubler de débats et de réunions d’information, de formation de nos adhérents et élus pour limiter la pression exercée, éviter que ces arguments ne l’emportent dans l’opinion, et que s’impose la volonté de ne rien changer à un système qui ne marche pas si mal pour les adultes !

Les  associations complémentaires avec qui nous travaillons sont disponibles pour intervenir auprès des mairies et communautés de communes pour aider à la mise en place de projet éducatifs dans les territoires. Nos intervenants chrono biologistes, médecins, pédagogues sont disponibles, comme l’an dernier, pour des réunions débats ainsi que les membres du Bureau National si vous en avez besoin.

Nous vous proposons en pièce jointe un modèle de lettre aux parents à faire diffuser (en primaire mais aussi en collège ou en lycée, pour toucher les parents qui ont des enfants dans plusieurs niveaux). Nous vous rappelons que si l’équipe enseignante refuse de les distribuer via les cartables des enfants vous avez la possibilité, en attendant la décision du DASEN, de les diffuser devant l’école.

Vous trouverez  également en suivant ce lien ( http://www.fcpe75.org/pdf/2013-faq-reforme-rythme.pdf ) et en PJ un document de la FCPE Paris. Il s’agit d’un « vrai-faux » ou « intox-désintox » que le CDPE a rédigé afin de répondre aux détracteurs d’un meilleur aménagement des temps de l’enfant. Vous pouvez vous en inspirer pour vos propres actions. Nous vous rappelons également que nous sommes preneurs des actions qui peuvent être mutualisées.

Le décret n’est pas encore paru, l’intox se fait donc aussi sur le temps qui sera dégagé. Dans certains départements, il est question de quart d’heure… ce qui fait dire aux maires qu’il n’est pas possible de mettre quelque chose en place pour seulement un quart d’heure !

Bien cordialement,

Jean-Jacques HAZAN,

Président

La Réponse de FCPE 75

6 Mar

Voici la réponse de la présidente FCPE 75 Dominique Dupuis à notre lettre :

Bonsoir,

nous avons bien reçu votre lettre ouverte et je réponds à vous qui l’avez envoyée.
La fédération Fcpe repose sur les conseils locaux qui expriment le point de vue de leurs adhérents. Nous avons d’ailleurs collecter les expressions des différents conseils locaux propositions, motions, résultats d’enquête que vous trouverez à cette adresse : http://fcpe75.org/_boite/pdf/ate/remonteeecoles/
Votre lettre, en l’absence d’informations complémentaires, n’est pas l’expression de conseils locaux puisque vous ne vous exprimez pas au nom de votre conseil local et qu’aucun autre émetteur/signataire n’est identifiable.

Sur le fond, les motions des congrès départementaux de 2002 et 2009 qui ont suivi des débats sur les rythmes scolaires nous donnent mandat pour accompagner la réforme des rythmes scolaires avec l’objectif d’un retour à une semaine de 4,5 jours. Ce qui ne signifie pas que nous considérions que cela suffira à soit-seul à résoudre tous les problèmes de l’école ! Ce n’atait pas non ce que les adhérents ont voulu exprimer lorsqu’ils sont voté ces motions.
La loi de refondation va arriver très bientôt à l’Assemblée Nationale pour débat et il nous appartient de mettre notre énergie pour peser dans le débat. A cet effet, dans chaque circonscription législative, les CL peuvent demander à rencontrer leur représentant pour défendre les points les points les plus importants que vous évoquez à juste titre lorsqu’ils ne sont pas suffisamment développés dans le projet de loi présenté.

Si l’on en revient à la réforme des rythmes scolaires, elle est une opportunité pour avancer de façon positive sur certains points que vous évoquez, ainsi que de nombreux CL, et parfois depuis longtemps, à savoir par exemple des ASEM en plus grand nombre et des animateurs stabilisés et plus impliqués dans les écoles. Sur ce second point, la possibilité de proposer un plus grand nombre d’heures moins éclatées sur la semaine est un des éléments que nous regardons de près compte tenu de l’impact que cela aura sur la qualité des emplois proposés. Nous sommes attentifs à d’autres points comme avez pu le lire sur nos communiqués ou bien au travers de mon intervention lors de la réunion publique du 25 février que vous pouvez écouter sur le web :http://tinyurl.com/d973qpk

Des réponses concrète doivent être apportées d’ici à mi-mars. Pour prendre la mesure de ces éléments, nous sommes également à l’écoute des représentants des personnels et notamment de ceux qui sont impliqués dans le périscolaire. Si ces réponses sont satisfaisantes pourquoi demander le report d’une évolution qui répond à nos attentes et qui sera un plus pour nos enfants ? Est-ce qu’il ne sera pas alors mieux de mobiliser notre énergie pour que son application soit effective et pour peser dans les débats sur la loi de refondation?

Cordialement
Dominique Dupuis
Présidente

« Pour une réforme de l’école, parce que la FCPE c’est (aussi) nous! »

5 Mar

Lettre ouverte à la FCPE à l’initiative de parents de la FCPE investis dans le collectif « Prenons le temps pour nos enfants ».

Signez ici : http://fcpenousaussi.wesign.it/fr

Le texte est soumis à signature de tous les parents FCPE ou conseil locaux FCPE à Paris en accord avec ce qui y est exprimé.

Conseils locaux ou adhérents de la FCPE d’arrondissements parisiens, nous demandons le report de la réforme des rythmes scolaires à Paris.

Nous ne partageons pas le discours de la FCPE à Paris comme sur le plan national à propos de cette réforme.

Oui nous nous sommes battus contre la semaine de 4 jours notamment parce qu’elle supprimait 2 heures de classe remplacées par l’aide personnalisée au détriment des RASED.

On nous dit aujourd’hui que la seule chose qui compte est le retour aux 4 jours et demi et qu’on verra plus tard pour le reste ! Mais pour quoi faire ? Du périscolaire ?

La logique comptable du gouvernement précédent n’a pas été modifiée.

Les lourds contenus des programmes non plus.

Nos enfants feront leur rentrée 2013 dans des classes surchargées.

En quoi la fatigue et le décrochage scolaire vont-ils être résorbés avec parfois plus de 30 enfants par classe ?

Une réforme des rythmes est nécessaire mais elle ne peut réussir indépendamment des moyens qui l’accompagnent. Nous ne partageons pas le choix binaire formulé par les dirigeants de la FCPE qui consisterait entre « attendre que l’école soit parfaite sur le papier » ou se satisfaire de ce qui « se présente ».

Nous ne voulons pas attendre les « autres étapes », alors que dans de nombreuses écoles, il y a déjà tant à faire pour le périscolaire, pour l’accueil des enfants porteurs de handicap, pour les élèves en grande difficulté.

Non seulement il manque des animateurs titularisés et correctement formés mais aussi des ASEM, des AVS, des RASED, des médecins scolaires …

Nous voulons des engagements clairs, en particulier pour un temps périscolaire gratuit de qualité et pour tous les enfants quels que soient leur école et leur quartier.

Nous déplorons le discours de la FCPE mettant en garde les parents contre les réunions proposées par « certains enseignants » et leur visée corporatiste.

Nous contestons un discours qui ne reflète pas la diversité des points de vue des adhérents et conseils locaux FCPE parisiens, un discours qui attise les tensions entre parents et enseignants, voire entre parents adhérents eux-mêmes.

Nous appelons les parents de la FCPE à se saisir de la mobilisation actuelle, pour permettre au plus grand nombre de parents de comprendre les enjeux de cette réforme, de débattre et d’obtenir pour 2014 les moyens d’une réforme réussie.

Parents FCPE et membres du collectif « Prenons le temps pour nos enfants »

Parents FCPE qui veulent signer, rendez-vous à cette adresse: http://fcpenousaussi.wesign.it/fr